vendredi 1 mai 2009

L'IMPRESSION ET LA DOULEUR DU TEMPS

Une brume de songe se ravive en ses lymphes fanées. Le souvenir surnage sur les eaux affadies du canal tandis qu’aux entrailles liquides le fruit déjà se désagrège. Ce qu’il reste des jours après usage des heures dont ils furent faits. Ce qu’il reste des nuits. Demeurent l’impression et la douleur du temps. Demeurent la fiction et la douleur du sentiment. L’horloge s’enchaîne à ses aiguilles d’argent. Une heure sonnera. Que n’est-ce la même heure que celle qui tintait l’angélus du présent au temps où le passé ne l’était pas encore ? Et les clepsydres truquées n’y pourront rien changer, pas plus que les horodateurs en panne.
Il était une fois une heure suspendue. Il était une fois des hommes qui s’y suspendirent. Ils étaient jeunes encore quand commença le temps de suspendre les heures et ils le reculèrent. Ils firent quelques temps patienter le siècle et puis ils s’y jetèrent.

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Et moi, et moi, et moi!

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Paris, Ile-de-France, France
Aède érotomane, mélancolique et blagueur.

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