mardi 2 décembre 2008

BALLADE HADRIENNE

Toi, le joli Romain qui m'as sur ta Vespa
Fait traverser la Ville, allegro ma troppo,
Raillant ma blême peur que tu ne freines pas,
Pour éviter le choc, au moment où il faut,
Toi, l'adorable fou qui du parc du Pincio
Me menas en riant au Circus Maximus
Sans t'arrêter aux feux, toi, mon joli Mirko,
Prends-moi pour Hadrien, sois mon Antinoüs.

Toi, le charmant garçon, à peine homme, qui m'as
Ravi par la fraîcheur imberbe de ta peau
Et dont l’œil malicieux et blond m'enthousiasma
Autant que la silhouette élancée, sans défaut,
Toi, le gracieux gamin dont le rire arrache au
Cœur d'un sombre insensible un peu d'amour en plus
Pour tes lèvres ourlées, toi, mon charmant Mirko,
Prends-moi pour Hadrien, sois mon Antinoüs.

Toi, le bouillant amant qui ton corps me donnas
En sa fleur impollue, avec tout l'à propos
D'un midi de printemps villa Hadriana,
À l'heure où nul baiser jamais ne sonne faux,
Toi, le tendre puceau qui d'emblée mis au chaud
Le meilleur de moi-même au fond de... mais, motus,
Demeurons allusif, toi, mon bouillant Mirko,
Prends-moi pour Hadrien, sois mon Antinoüs.

Te quittant, je fais vœu, car ton futur me chaut,
Que tu vives toujours, in naturalibus,
Heureux et adoré. Mémorable Mirko,
Souviens-toi d'Hadrien, reste un Antinoüs.

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Et moi, et moi, et moi!

Ma photo
Paris, Ile-de-France, France
Aède érotomane, mélancolique et blagueur.

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